Posté le 10 Mai 2018

Le mercure n'est-il pas une substance toxique?


Élément simple, le mercure est un métal toxique que nous trouvons dans l'air, l'eau, le sol et les aliments, et auquel nous sommes tous exposés. Dans l'amalgame dentaire, il est lié à d'autres métaux, notamment l'argent, le cuivre et l'étain. D'infimes quantités de vapeurs de mercure s'échappent de l'amalgame pendant la mastication. Leur toxicité dépend de la quantité de mercure que nous absorbons. Le mercure, provenant de toutes les sources, s'accumule dans les organes et les tissus de l'organisme, surtout les reins, mais aussi au cerveau, dans les poumons, le foie et le tractus gastro-intestinal.


Combien de mercure provenant de sources naturelles et combien des obturations à l'amalgame une personne absorbe-t-elle?


La quantité dépend de divers facteurs, tels la nature des aliments qu'on ingurgite, l'exposition en milieu de travail, la quantité de mercure dans l'environnement et le nombre d'obturations à l'amalgame qu'on a en bouche. Santé Canada estime qu'au Canada, l'adulte moyen, âgé de 20 à 59 ans, absorbée par jour environ 9 millionièmes de gramme de mercure provenant de toutes les sources. On estime que, de cette quantité, l'amalgame dentaire apporte environ 3 millionièmes de grammes par jour.


Le mercure absorbé par l'organisme est-il nocif?


Pour la très grande majorité des gens, on ne connaît aucun effet nocif causé par l'exposition à des quantités moyennes de mercure provenant des amalgames dentaires. Chez les personnes qui sont fortement exposées au mercure, dans l'industrie par exemple, la gravité des effets nocifs établie scientifiquement dépend de la durée et de l'intensité de l'exposition.

On a observé des effets infracliniques (c'est-à-dire observables, mais inférieurs au seuil de la maladie) chez certains groupes de personnes qui avaient dans les tissus des taux de mercure dix fois supérieurs à ceux de la population en général. Quant aux faibles niveaux d'exposition associées aux obturations à l'amalgame, on ne connaît pas le rapport entre l'intensité et la durée de l'exposition au mercure ni les effets possibles.

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